8 fois debout

Publié le par Madame

 

8 fois debout

Drame réalisé en 2009 par Xabi Molia Avec Julie Gayet , Denis Podalydès

Date de sortie : 14 avril 2010

> La critique: « Sept fois à terre, huit fois debout » C'est le motto de Julie Gayet qui joue Elsa, femme, mère d'un garçon de 10 ans qui passe de petits boulots à petits boulots sans décrocher de véritable job après ses différents entretiens. Elle est menacée d'être expulsée de son appartement (et à chaque visite de l'agent immobilier, prend à part l'un des potentiels acheteurs et lui raconte qu'il ne lui a pas fait signer de bail et qu'il veut la virer le plus vite possible sans ménagement). Attendrissant,c'est le mot pour qualifier le film au départ. On se dit que c'est bourré de bons sentiments, soft et convenus. Mais ensuite, Elsa rencontre Denis Podalydès, son voisin, un paumé, qui cherche aussi un job, va se faire expulser. Denis Podalydès n'est jamais aussi crédible que quand il joue un mec perdu, dans la lune, déprimé, comme dans Adieu Berthe; Elsa ne cherche pas à véritablement avoir une vie stable, ni à se réconcilier avec son ex mari ou son fils... Elle erre, elle plane. Mais elle veut voir son fils plus souvent, et quand l'occasion se présente de le revoir, c'est toujours une situation embarrassante.

Xabi Molia sait filmer les êtres comme personne. On les voit évoluer dans des lieux de la vie quotidienne, esquisser des gestes, douter d'eux-mêmes, rire, pleurer, avoir peur, mais chaque regard, chaque mouvement est JUSTE, beau, grâcieux. La précarité n'a jamais été aussi bien racontée que comme dans une petite histoire sans grande importance avec deux êtres oubliés par la société qui les entoure. Julie Gayet et Denis Podalydès ont toujours le bon jeu, et les autres acteurs aussi d'ailleurs. Pas de pathos ni de larmoyant dans ce film qui pourrait l'être. Non, seulement une quantité de plans et de scènes qui font plaisir, qui touchent, comme (cf. photo, Julie Gayet et l'adieu à son papyrus, Julie Gayet qui tente de refourguer son papyrus, Julie Gayet dans son arbre, Etienne qui manque de se noyer pour aller chercher son ballon, les entretiens d'embauche, les parties de jeux de rôles du cousin d'Elsa, et Mathieu et son tir à l'arc dans la forêt municipale...). On voudrait mourir de rire ou prier pour que le film se termine bien, et la fin est très belle, à la hauteur de ceque le début nous fait attendre.

La maxime de Denis Podalydès dans le film « Atteindre le but, c'est louper tout le reste. » défie celle de Julie Gayet. Celui qui refuse de voir la vérité en face, de mieux apprendre à se connaître, ou celui qui choisit de tomber pour mieux se relever. Le métrage est d'ailleurs coupé en chapitres (Les chutes, Je reviens...) pour introduire comme des parts de vie de Julie Gayet de ses doutes jusqu'à la confiance en soi. Un film bienveillant qui rend hommage à ce monde du dessous, oublié, un film qui donne le sourire.

 

> La note: Un film Quatre étoiles  X X X X soient 9/10 ^^

 

T.A.

 

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