"L'homme qui savait la langue des serpents" - Andrus Kivirähk

Publié le par Madame Tassa

@tassasharesthiswithyou

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"L'homme qui savait la langue des serpents"

Andrus Kivirähk

 

Résumé:

Voici l'histoire du dernier des hommes qui parlait la langue des serpents, de sa sœur qui tomba amoureuse d’un ours, de sa mère qui rôtissait compulsivement des élans, de son grand-père qui guerroyait sans jambes, d’une paysanne qui rêvait d’un loup-garou, d’un vieil homme qui chassait les vents, d’une salamandre qui volait dans les airs, d’australopithèques qui élevaient des poux géants, d’un poisson titanesque las de ce monde et de chevaliers teutons épouvantés par tout ce qui précède... Peuplé de personnages étonnants, empreint de réalisme magique et d’un souffle inspiré des sagas scandinaves, un roman à l’humour et à l’imagination délirants.

Critique éclaire:

sur Babelio, ma critique : ici.

Critique constructive:

Acheté dans ma librairie de La Rochelle, j'ai flashé sur la belle couverture et le petit post-it coup de coeur que le libraire avait apposé sur le roman. Si à l'achat le livre était cher, j'en ai eu pour mon argent. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas autant apprécié un roman. Rien que le titre nous emporte dans des contrées inconnues. C'est un roman dépaysant, tellement inattendu qu'on ne sait où l'on va être menés et c'est bien là la force du livre. Jonglant entre les personnages, on suit un jeune garçon qui devient un homme et qui devient une légende.

Le livre est riche, très dense, très intense, on vit chaque scène comme une surprise, et notre coeur va d'émotions en émotions: tristesse, hébétude, gaité, c'est très émouvant car les personnages sont très attachants et ils évoluent dans un univers sans pitié, dur et cruel.

De plus ce roman est inclassable. Il tient de la légende, ou du conte, du roman d'aventure, ou de voyage, du roman d'exploration ou du rêve éveillé, mais aussi du roman d'éducation, où le héros grandit et devient un adulte.
L'histoire d'un homme qui parle aux serpents est un conte merveilleux. Le héros est entouré de personnages lumineux et sombres à la fois, dans des paysages étranges, villages, plaines, forêts, peuplés de drôles de choses, rappelant la dureté des contes scandinaves. Rien ne lui est épargné, la vie et la mort rôdent autour de lui.

L'auteur traite avec une grande maîtrise des thèmes de la solitude (de magnifiques passages rappellent la solitude d'un Robinson sur son île ou d'un Tom Hanks sur sa plage), de la solidarité, de l'amour filiale, de la famille, de la nature, sur la vie tout simplement. C'est comme une ode à la Nature, un roman presque écolo, prônant un retour à la vie telle qu'elle était, un retour aux sources moins artificiel encore qu'un Thoreau ou qu'un Walt Whitman, 

Une fois terminé le livre, et on voudrait qu'il ne se termine jamais, on sort d'un rêve cotonneux, avec la sensation d'avoir lu une perle rare qui nous a promenés dans un monde parallèle plein d'ambiguïtés et de drôles de combats pour survivre. Depuis cette lecture ce roman est devenu un genre à part entière pour moi, et je cherche désespérément un livre qui lui ressemble quelque part.

Ma note finale: 20/20 🌟🌟🌟🌟🌟🌟

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