Les ferrailleurs, tome 1 : le Château - Edward Carey

Publié le par Madame Tassa

@tassasharesthiswithyou

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Les ferrailleurs, tome 1 : le Château

Edward Carey

 

Résumé:

Au milieu d’un océan de détritus composé de tous les rebuts de Londres se dresse la demeure des Ferrayor. Le Château, assemblage hétéroclite d’objets trouvés et de bouts d’immeubles prélevés à la capitale, abrite cette étrange famille depuis des générations.

Selon la tradition, chacun de ses membres, à la naissance, se voit attribuer un objet particulier, dont il devra prendre soin toute sa vie. Clod, notre jeune héros, a ainsi reçu une bonde universelle – et, pour son malheur, un don singulier : il est capable d’entendre parler les objets, qui ne cessent de répéter des noms mystérieux…

Tout commence le jour où la poignée de porte appartenant à Tante Rosamud disparaît ; les murmures des objets se font de plus en plus insistants ; dehors, une terrible tempête menace ; et voici qu’une jeune orpheline se présente à la porte du Château…

Premier tome d’une trilogie superbement illustrée par l’auteur, Le Château nous plonge dans un univers pareil à nul autre, fantasmagorique et inquiétant, gothique et enchanteur.

Edward Carey y révèle des talents de conteur, de dessinateur et de magicien qui font de lui le fils spirituel de Tim Burton et de Charles Dickens.

Critique éclaire:

Un O.V.N.I. D'une écriture riche et originale. Un univers à la Dickens où règne un goût d'anti-matérialisme. En bref, un conte moderne pour grands et petits.

Critique constructive:

Je pensais vraiment que ce livre serait un coup de coeur. Dans un univers très steampunk, noir et apocalyptique où la peur règne en maître, je me suis un peu perdue. L'auteur fait vivre les mots, les objets deviennent des personnes et les déchets et détritus envahissent Londres. Un mal mystérieux inquiète la population et les Ferrayors, habitants du terrible château.

 Tous les éléments indique un univers comme chez Tim Burton mais l'enchantement en moins. C'est un peu aussi la noirceur d'un Neil Gaiman, mais la magie opère moins bien que dans un Coraline. 

Les points positifs de ce roman : il se lit très bien car l'écriture est magnifique, créative, fluide, poétique. Bref, Edward Carey est un petit génie des mots. Un peu à la manière d'un Roald Dahl il manipule et jongle avec les noms d'objets et les noms propres. Une cuillère de poussière et de matière visqueuse issue des caniveaux devient un cuillère au goût de sirop sucré. Les objets prennent vie, les meubles, les portes, les tasses, les seaux prennent vie!

Mais le roman pèche par son manque de gaieté et d'espoir. L'atmosphère est sombre, lourde et étouffante. J'ai eu du mal à terminer ce roman car chaque soir j'en lisais un petit peu mais c'était trop pesant après une longue journée. Je ne sais pas dans quelle catégorie ranger ce roman, car il est vendu dans les étagères pour adultes, mais je trouve que Clod et Lucy Pennant font très "enfantins" même s'ils passent de culottes courtes au pantalon (il faut le lire pour comprendre), mais en même temps lorsqu'on lit du Dickens, on suit bien les péripéties d'enfants! ... et puis je ne le ferai pas lire à des très jeunes enfants, car c'est vraiment sombre, et trop long (471 pages). 

Malgré tout c'est un conte moderne, original, du jamais lu auparavant et le roman aux editions Livre de Poche est magnifique avec des illustrations noires et blanches de l'auteur lui-même, sublimes !!!!

Note finale: 16/20 🌟🌟🌟

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Publié dans romans, bookstagram

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