Fahrenheit 451 - Ray Bradbury

Publié le par Madame Tassa

@tassadanslesmyriades

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Fahrenheit 451

Ray Bradbury

Résumé:

LE ROMAN
Montag est un pompier du futur d'un genre particulier : il brûle les livres. Jusqu'au jour où il se met à en lire, refuse le bonheur obligatoire et rêve d'un monde perdu où la littérature et l'imaginaire ne seraient pas bannis. Devenant du coup un dangereux criminel...

LE DOSSIER
Quatre textes de Ray Bradbury réunis pour la première fois ( deux nouvelles qui ont préparé le roman, deux essais sur sa genèse et les formes diverses que peut prendre la censure ) et des commentaires pour une lecture raisonnée d'un des plus beaux livres sur les livres et la mémoire des hommes.

L'auteur
Ray Bradbury, né en 1920, est l'écrivain de science-fiction le plus connu au monde.
Ses romans et ses nouvelles ont été lus à des millions d'exemplaires dans presque toutes les langues de la planète. Passionné par l'image, il est aussi l'auteur de plusieurs scénarios pour le cinéma, dont celui de Moby Dick (John Huston), et a adapté nombre de ses récits pour la scène et la télévision. (source: Babelio)

Roman lu dans le cadre d'une lecture commune avec le #tartetatinbookclub sur Instagram! 

Il y a des livres qui sont importants. Dont l'écho se répercute à travers les âges, à travers les époques. C'en est même inquiétant. Je suis très contente d'avoir lu ce roman pour un club de lecture car je voulais le lire depuis bien longtemps mais je n'avais pas sauté le pas. Le voici, le voilà, entre mes mains, comme un livre précieux, j'ai bu les mots de Ray Bradbury. Cet auteur a quelque chose de merveilleux, une vision, une prophétie presque, une idée de ce que pourrait être l'avenir, si et seulement si... L'avenir de tous les dangers.

Lorsque Ray Bradbury écrit ce roman, il n'est pas si loin de la réalité de ce que certains ont vécu, le totalitarisme, la dictature, la censure. Mais il y a aussi une autre sorte de danger, autre que politique. Il y a le danger du lavage de cerveau des nouvelles sociétés modernes émergentes, celles qui vous vendent du bonheur à tire-larigot, du bonheur en boîtes, comme la société de sur-consommation des Etats-Unis... le danger d'une société sans culture, lisse, plate, uniforme.

Outre que l'histoire est formidablement originale, j'avais cette appréhension... cette petite peur que lire du Bradbury serait un calvaire pour moi, parce que trop "Science Fiction", ou alors trop rationnel, distant ou froid. Bien au contraire, c'est un roman beaucoup plus chaleureux que la version cinéma de François Truffaut. C'est un roman poétique, enlevé, au rythme effréné, avec une justesse dans le style, dans la forme et dans le fond.

C'est aussi un roman utile et dont les personnages nous touchent, particulièrement le héros. Et puis, le sujet même, les livres... la liberté de lire: qui pourrait nous l'enlever ?

Avec toute la sincérité possible, sans tomber dans la démagogie, le discours politique ou la science fiction pure, l'auteur parvient à nous mettre en haleine, dans une folle course poursuite entre un homme qui brûlait des livres pour le "bien" de la société et des pompiers très particuliers.

Avec un certain lyrisme, une vision esthétique d'un avenir plus que laid et rébarbatif, Ray Bradbury parvient à nous insuffler l'amour des livres, l'amour entre un homme et une femme, et pas cet amour physique pur, mais un amour intellectuel, entre deux esprits qui se rencontrent, qui se répondent, se découvrent avec curiosité, sans jugement. Pour comprendre l'Autre il faut apprendre à se connaître soi-même, et les livres nous y aident beaucoup. Ce roman est comme une forme de thérapie. Apprendre à chérir les livres, c'est toujours mieux que de les ignorer.

Un livre qu'il ne faut pas oublier, qu'il faut lire, perpétuer, car les extrémismes sont toujours à portée de main!

Ma note: Originalité 5/5 Style 4.5/5 Intrigue 4/5 Emotions 4/5 = 17.5/20 ❤❤❤❤

Publié dans romans, bookstagram

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Sixte 08/06/2017 08:19

Un incontournable, clairement... J'ai adoré ce livre, mais je l'ai lu il y a longtemps maintenant, je crois qu'il faudrait que je le relise. Je l'avais lu dans une période où je m'intéressais beaucoup au totalitarismes, pendant laquelle j'avais aussi lu La ferme des animaux, 1984, etc.
Jolie chronique !

Madame Tassa 08/06/2017 22:59

Merci beaucoup Sixte ! Oui je crois que je vais relire La Ferme des animaux bientôt dans ce thème et me mettre à 1984 que je n'ai jamais ouvert !! :)