Dieu me déteste - Hollis Seamon

Publié le par Madame Tassa

@tassadanslesmyriades

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Dieu me déteste

Hollis Seamon

Résumé:

New York, hôpital Hilltop. Richard Casey aura bientôt 18 ans. Comme tous les adolescents, il voudrait faire la fête, draguer, s’envoyer en l’air, tomber amoureux… La différence, c’est que Richard sait qu’il ne fêtera jamais ses 19 ans. Il est un peu plus pressé que les autres et, pour vivre fort, il lui faut déjouer les pièges de tous ceux qui préféreraient le voir vivre un peu plus longtemps. Heureusement, Richard a de la ressource, du courage et un solide sens de l’humour. Alors il va ruer dans les brancards. Et si Dieu le déteste, il est prêt à rendre coup pour coup. Titre original : Somebody up There Hates You (2013) (source: Livraddict)

Il y a une grâce particulière qui se dégage de ce joli roman à la bonne humeur contagieuse. Au premier abord, le titre peut porter à confusion. On se dit bien qu'il s'agit d'un roman sur des adolescents pour des adolescents, mais pas que. C'est bien plus que cela. On voit bien que l'auteure Hollis Seamon a connu cet univers hospitalier que sont les soins palliatifs.

A première vue, donc, un roman pas très joyeux ? Que nenni ! Le roman est un rayon de soleil, un sourire incandescent sur la face d'un jeune homme battant, Richard Casey. On lui donne moins d'un mois à vivre et pourtant, lui, il n'a pas fini de vivre, ça non.

Au fil des péripéties du jeune Richard, on suit les déboires amoureux, les premiers émois, les envies d'aventures, des histoires d'amitié et de famille, qui sont comme autant d'étoiles filantes dans un ciel d'un noir d'encre. Rien n'est immuable mais Richard Casey rend sa force de vivre contagieuse. A travers ses facéties, il entraîne sa famille et tout l'étage des soins palliatifs dans une épopée du quotidien formidable. 

Le soin tout particulier apporté par l'auteure dans la construction des personnages est plein de franchise et de vérité. L'adolescence y est bien retranscrite, peut-être encore mieux que dans Nos étoiles contraires de John Green que j'avais adoré sur le sujet de la maladie irréversible chez des ados. Pourtant, l'émotion ressentie à la fin de la lecture de ce roman n'est pas non plus telle une vague de tristesse. Non, la fin est toute en pudeur et en retenue.

Ce qui est magnifique dans ce roman, c'est la façon dont l'auteure parvient à nous faire sourire et parfois rire franchement. Si Dieu le déteste, Richard Casey apprendra que le plus important, c'est l'entourage, soigner l'amitié et l'amour. 

Ma note: Style 4/5 Originalité 4/5 Intrigue 3.5/5 Emotions 4/5 =  15.5/20 ❤❤❤

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