L'enfant de Bruges - Gilbert Sinoué

Publié le par Madame Tassa

@tassadanslesmyriades

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L'enfant de Bruges

Gilbert Sinoué

Résumé: Bruges, 1441. Arborant un air mystérieux, l'index posé sur les lèvres, Jan Van Eyck avait chuchoté : Petit, il faut savoir se taire, surtout si l'on sait. Qui pouvait se douter alors que, derrière la recommandation du maître flamand, l'un des plus grands peintres de l'histoire de l'art, se cachait le Grand Secret ? À travers les brumes de Flandre et la luminosité éclatante de la Toscane, un enfant de treize ans va se retrouver confronté à une effroyable conspiration. Un monde occulte, empli de ténèbres qu'il lui faudra affronter avec l'innocence pour toute arme. Pourquoi veut-on sa mort ? Que sait-il qu'il n'aurait jamais dû connaître ? Pour quelle raison des peintres de génie, des apprentis, des orfèvres, des penseurs, des architectes sont-ils la cible de meurtriers invisibles ? Quels sont les liens mystérieux qui les relient entre eux et les poussent insensiblement au bord de l'abîme ? Autant de questions auxquelles l'enfant de Bruges devra s'efforcer de répondre s'il ne veut pas disparaître à son tour dans la nuit. (source: Babelio)

Gilbert Sinoué a cette écriture incroyable qui vous emmène loin, dans les terres belges de Bruges et dans une époque reculée: la Renaissance. Avec une vision très imagée et condensée de cette période, l'auteur parvient à nous plonger dans les aventures rocambolesques du jeune Jan Van Eyck, fils adoptif du grand Van Eyck, qui meurt mystérieusement, du moins, entouré de grandes questions.

Les pages défilent très rapidement, on se prend au jeu des cavalcades dans les rues de Bruges ou de Gand, on voyage sur les canaux, dans les rues du béguinage,... L'auteur sait très bien retranscrire ce qui fait de la Renaissance une période si riche et si passionnante : un foisonnement de connaissances, de curiosités, le retour des grands penseurs antiques, les questions existentielles, les foyers d'artistes et leurs expérimentations .... vous croiserez Alberti, Brunelleschi, et bien d'autres, vous entendrez parler de Gutenberg, des banquiers, des marchands, des vendeurs de couleurs et de pigments. 

Si l'histoire paraît cousue de fils blancs et un petit peu trop convenue, il en reste des personnages assez attachants, un certain suspense au fil des pages et la découverte d'une bonne fiction historique qui peine parfois à rendre la profondeur de la pensée de la Renaissance en la réduisant à celle de Nicolas De Cusa... et en parlant très peu des femmes, si ce n'est celles du foyer de Van Eyck et celles du béguinage...

Une jolie balade dans les rues de Bruges, ça vous dit?

Ma note :  Style 4/5 Originalité 4/5 Intrigue 3/5 Emotions 3/5 = 14/20 ❤❤​​​​​​​

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