L'Océan au bout du chemin - Neil Gaiman

Publié le par Madame Tassa

@tassadanslesmyriades

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L'Océan au bout du chemin

Neil Gaiman

Résumé: "J'aimais les mythes. Ils n'étaient pas des histoires d'adultes et ils n'étaient pas des histoires d'enfants. Ils étaient mieux que cela. Ils étaient, tout simplement." De retour dans la maison de sa famille pour des obsèques, un homme encore jeune, sombre et nostalgique, retrouve les lieux de son passé et des images qu'il croyait oubliées. Le suicide d'un locataire dans une voiture au bout d'un chemin, sa rencontre avec une petite voisine, Lettie, qui affirmait alors que l'étang de derrière la maison était un océan. Et les souvenirs de l'enfance, qu'il croyait enfuis, affluent alors avec une précision troublante... Ce sont les souvenirs d'un enfant pour qui les histoires existent dès qu'on les croit et qui se réfugie dans les livres pour échapper aux adultes, un enfant pour qui les contes sont sa réalité. Gaiman nous plonge ainsi l'univers de l'enfance en même temps que dans celui des contes anglo-saxons, dont il a une connaissance érudite. Mais plus encore, il nous convie à une relecture de l'influence des contes sur notre enfance, une réflexion sur la mémoire et l'oubli, et ce qui demeure d'enfance en nous. Fidèle à son imaginaire féérique, Neil Gaiman est un créateur d'archétypes que Stephen King qualifie de "trésor d'histoires". Il épure ici sa phrase et ses possibilités narratives pour nous procurer une émotion toute nouvelle, inédite, dans ce roman court, très personnel, qui dévoile sans doute beaucoup de lui et démontre tout le génie littéraire qui lui a valu le convoité Book of the Year décerné à ce roman par les lecteurs anglais. (source: Babelio)

Après avoir lu "Neverwhere", "Stardust" et "Coraline", je m'attendais encore une fois à être transportée et émue par ce court roman de Neil Gaiman. J'avoue que j'aurais beaucoup aimé lire ce roman lorsque j'étais encore enfant, puis le relire plus tard pour le comprendre avec un autre regard, car la force de Neil Gaiman, c'est ce mélange d'éléments et de symboles qui font les meilleurs contes et les plus belles fables. Il y a une double lecture dans cette fable pour enfants.

On se sent très proche du petit héros de sept ans qui déteste sa nouvelle nounou Ursula, et il semble que cette dernière ne soit pas réellement... humaine. La colère et le suspense montent à chaque page. Finira-t-il par s'échapper et trouver de l'aide ? Il se lie d'amitié avec la petite Lettie qui semble connaître mille fois plus de choses que lui sur le monde et sur d'autres univers encore. La ferme où elle vit est étrange et elle vit entourée d'étrangetés. Sa grand-mère découpe des morceaux de tissus pour changer les évènements et les gens et la mare au fond du jardin est un océan... chaque élément absurde semble être à sa place et tout est très crédible. On ouvre grand ses yeux et ses oreilles, émerveillé par mille découvertes.

Finalement, comme dans tous les Neil Gaiman, le narrateur ou le personnage principal doit choisir entre continuer à vivre sa vie dans le monde réel ou bien rejoindre le monde magique, et l'entourage ne doit jamais être véritablement au courant de leurs péripéties fantastiques. Pourtant peut-on vraiment choisir ?

Tout est très émouvant dans ce petit roman qui raconte l'enfance, ses colères, ses doutes face aux changements. Tout a une odeur de poussière et de nature. L'écriture de Neil Gaiman est toujours aussi merveilleuse, elle vous entraîne en quelques instants dans la pénombre d'un monde étrange, ou vers des horizons inconnus avec cette petite touche de familiarité, ce petit quelque chose qui fait que l'on se sent chez soi dans une histoire de Neil Gaiman, comme si nous l'avions nous-mêmes vécue.

Ma note : Style 4/5 Originalité 4/5 Intrigue 4/5 Emotions 4/5 = 16/20 ❤❤❤

Publié dans romans, bookstagram

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