Le secret de Pembrooke Park - Julie Klassen

Publié le par Madame Tassa

@tassadanslesmyriades

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Le secret de Pembrooke Park

Julie Klassen

Résumé : Jeune femme sensée, Abigail Foster s'inquiète pour l'avenir de sa famille depuis qu'ils sont ruinés jusqu'à ce qu'un étrange notaire leur propose d'emménager dans un grand manoir, Pembrooke Park, abandonné depuis dix-huit ans. Son père et elle s'y rendent et sont accueillis par le charmant vicaire, William Chapman, qui leur apprend que, selon des rumeurs, la maison renfermerait un trésor. Aux prises entre de vieux amis et de nouveaux ennemis, Abigail ignore les dangers auxquels elle devra faire face avant de lever le voile sur ces mystères et de trouver l'amour qu'elle recherche depuis toujours. (Source: Fnac)

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Me voici embarquée dans une histoire victorienne sous le règne du roi George au XIXe siècle. Me voici plongée corps et âme dans un roman aux ressorts gothiques, puisant ses racines dans les romans de Jane Austen ou des soeurs Brontë. Une vieille demeure, une romance, des histoires de famille et un passé plein de fantômes, voilà qui comble toutes mes attentes en terme de littérature. Pour autant, est-ce véritablement un bon livre ?

Depuis la sortie dans la collection Milady, j'hésitais. Oui, parce que je n'aime pas les romances sauf éventuellement Bridget Jones ou Jane Austen ou "Jane Eyre". Bon ok. J'aime les romances gothiques ou en tout cas celles qui font référence clairement à un certain Mr. DARCY... à partir de là il ne m'en fallait pas plus pour me plonger dans cette histoire magnifiquement écrite. Oui car l'écriture est très belle et fluide, elle sonde les âmes de chacun des personnages, pénètre dans les cottages et les vieilles demeures poussiéreuses comme si nous y étions. Alors certes, il y a moins de charme qu'un Jane Austen ou un Brontë écrit à l'époque, avec toute la sincérité du langage de l'Angleterre du XIXe siècle, mais Julie Klassen est une auteure qui prend soin de sa plume et de son style.

Passons à la romance... ouiii parce que c'est bien là le plus important ? Eh bien... finalement non. Si le roman est classé dans la catégorie romance comme "Orgueil et Préjugés" ou "Emma" le seraient, ça n'est pas la romance qui prédomine dans ce roman. En effet, vous allez vite comprendre que le récit est bien plus étoffé, dense et complexe que vous ne l'imaginiez. Alors outre les messes et les sermons, les bonnes confitures et les promenades bras dessus bras dessous, les belles toilettes et les belles bibliothèques..., Julie Klassen réussit le pari de nous immerger dans une intrigue sombre et mystérieuse au sujet d'une vieille demeure et de l'histoire de la famille qui l'a jadis habitée. Tant de secrets, de non dits... Tous les stéréotypes du roman gothique sont présents. Vous entendrez des pas dans les couloirs la nuit, vous verrez des silhouettes encapuchonnées, vous retrouverez les thèmes des incendies criminels, de l'enfance et de la maison de poupées, la romance sous la pluie, les thèmes religieux, la charité chrétienne, les personnages torturés, les voisins et les rumeurs, les Saisons (bal, sorties en ville, et tout le toutim)..

Bref... Oui tout y est !! Mais revenons-en à cette romance Grand Dieu !! Celle entre William Chapman et Abigail Foster. Une romance pudique et toute en sobriété à la manière de "Persuasion" chez Jane Austen. Mais semée d'embûches, de faux-semblants et de préjugés.

Si j'ai trouvé quelques longueurs à ce roman de plus de 400 pages, je l'ai tout de même énormément apprécié car il s'empare de problématiques féministes sérieuses que Jane Austen et les soeurs Brontë avaient su retranscrire dans leurs romans. Tout d'abord, la question de la femme au XIXe siècle et ensuite la condition des serviteurs à l'époque victorienne (Les problèmes de classe sociale) et enfin le problème crucial des femmes et enfants battus par des hommes violents... 

J'ai été très émue par la fin de ce roman. Et non pas parce que je suis fleur bleue !!! (Si peut-être un peu??...)  mais j'ai trouvé à ce roman la force narrative de "Rebecca" de Daphné du Maurier, le souffle d'une belle romance comme dans "Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates" de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows, et enfin le côté doux, chaleureux, accueillant, souriant des romans de Marie Laberge (auteure de "Gabrielle").

A lire absolument si Jane Austen vous manque.

Ma note finale :  Style 3.5/5 Originalité 3.5/5 Intrigue 4.5/5 Émotions 4.5/5 = 16/20

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Publié dans romans, bookstagram

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