De la vertu des échecs : ou de leur non vertu

Publié le par Madame Tassa

@tassadanslesmyriades

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Vivre ses échecs : gratitude et re(con)naissance

Coucou. Je voulais faire un petit article sur mon ressenti de ce qu'était un échec. Je n'ai que 26 ans et je risque d'en connaître des tonnes, mais je sais déjà ce que la vie m'a appris : quand tu fais face à un échec, le ressenti est très dur et le choc émotionnel également, on se sent souvent seul et désemparé. Pourtant c'est souvent quelques mois après ou quelques années après que l'on considère ces échecs comme des épreuves qui valaient le coup d'être vécues. Alors voici quelques instants "échecs" qui peuvent vous arriver, à vous comme à moi d'ailleurs :
 


1. L'échec des études :
Je sais. 1 étudiant sur 2 se réoriente et ne sait pas ce qu'il va faire plus tard. Eh bien, tant mieux. Il faut savoir former son esprit avant de faire quoique ce soit. Oui, dans le temps c'est vrai on allait droit au but, mais ça, c'était avant. Aujourd'hui nous avons le choix et la liberté, alors profitons-en. Je ne dis pas qu'il faille potentiellement suivre mon chemin, c'est-à-dire : fac de médecine/de biologie/puis fac d'anglais/tentatives de stage et diplôme de Français langue étrangère/tentative de fac de droit/cours de chinois au CNED/fac d'histoire/école supérieure des beaux-arts/concours de l'enseignement... Si j'ai un parcours What The Fuck, finalement j'en suis extrêmement fière. J'ai regardé sur ma plateforme de la fac toute à l'heure, je suis étudiante depuis 2009, mais ça ne fait rien, je voudrais l'être toute ma vie.

2. L'échec des choix dans la vie, l'échec d'une décision :
Mais après, bon sang de bonsoir !, il faut bien choisir un plan de carrière ? Certes, ... Alors choisissons. Mais choisir ça n'est pas non plus mourir. Même si, dans nos petite têtes d'humains, nous avons plus de pensées obscures et indécises. En tout cas, certainement plus que ma chienne qui ne met pas plus d'une seconde à se décider entre 2 parfums de croquettes.
Parfois, on fait donc un choix, on tranche, on coupe dans le lard et quelques années plus tard on s'en mord les doigts. On finit par ressentir de l'ennui face à la banalité de notre choix, ou alors de l'exaltation nous passons à la frustration et à la fatigue. Le stress est d'ailleurs très souvent un facteur qui nous permet de nous remettre en question : ai-je bien fait le bon choix ? Alors fréquemment on s'en remet à d'autres pour répondre à cette épineuse question. C'est bien connu, une maman, une soeur ou un meilleur ami vous connaîtra mieux que vous-mêmes. Sauf que non, en fait. Vous pourrez dire tout ce que vous voulez, vous êtes et resterez toujours la personne qui devrez choisir pour vous.



3. L'échec de la vie amoureuse ou familiale :
Et si je ne pense qu'à moi alors je ne pense pas à l'autre, à ma moitié ou à mes futurs enfants ou à ma famille? Oulala. Oui. Penser à soi, prendre du temps pour soi est encore vu comme un égoïsme aujourd'hui. Comme la difficile question du "c'est pour quand les enfants?" Ou le "quand te maries-tu?", pas celui de Gauguin, mais celui de la dure réalité... Pourtant, face à un échec amoureux, à une rupture, à un échec de la vie à deux, on a parfois du mal à se résoudre, à vivre seul et pour soi. L'échec, ici, n'est pas de perdre des êtres qui nous sont chers et qui s'éloigneront de vous, l'échec c'est surtout de ne pas accepter une bonne fois pour toute que notre vie est ainsi faite, de plein et de vide, de creux et de bosses, à chaque virage, chaque tournant, quelque chose de nouveau peut arriver, de bien ou de mal, pourtant ces choses n'arrivent jamais lorsqu'on est totalement seul. Vous aurez toujours besoin de quelqu'un et quelqu'un aura toujours besoin de vous, peu importe qu'il s'agisse de votre compagne ou de votre chat, de votre grand-mère ou de votre perroquet, ... vous bâtissez aussi votre propre famille et vous construisez votre propre société.



4. L'échec de l'image de soi :
Bon, ça suffit de ne penser qu'à nous-mêmes ! Oui mais... Pourtant si vous n'avez pas souhaité entrer dans les ordres et juré fidélité à Je ne sais qui, vous êtes comme 99% des êtres humains : vous pensez à vous et à l'image qu'on a de vous. Pas mal de gens on fait le cheminement inverse et s'en fiche complètement de ce que l'on peut bien penser d'eux. Ces gens là ont bien dans la chance. Mais si vous êtes encore à cette étape : "OMG je ne sais pas quoi me mettre" ou "Que vont-ils penser de moi le jour de la réunion?".... blablabla. On se fait tous du mouron pour rien et le plus souvent on y perd notre énergie. Oui, je connais : moi championne du stress et du "break-down" ou "burn-out" international ! Nous sommes tous des "burnoutiens" ou des "breakdowniens" potentiels. Nous pouvons exploser en quelques minutes ou bien au contraire nous effacer et nous dégonfler. Pschittt.
Et qu'importe ? Il est commun aujourd'hui d'avoir des déprimes passagères ou chroniques, d'être mal dans sa peau ou trop timides, d'être finalement trop peu et pas assez. C'est là qu'il faut voir le verre à moitié plein. Acceptez de n'être pas parfaits mais exigez tout de même de vous trois choses : la constance, la persévérance et la prudence. Avec ces trois éléments vous ne serez pas trop déçus par vos actes, parce que vous y aurez mis de l'ardeur, du travail et de la réflexion. Accepter aussi de ne rien faire est un succès en soi. Ne rien faire n'est pas un échec. Le plus souvent c'est une succession d'évènements qui vous auront amenés où vous êtes et ce, indépendamment de votre volonté.

5. L'échec et le syndrome du shopping :
Pour remplir les manques et les vides, la société nous a mis en tête des tas d'images et d'arguments pour que la frustration d'être seul(e), d'avoir échoué, et la sensation de devoir culpabiliser, vous entraînent dans un cycle infernal d'achats frénétiques. C'est ainsi, nous fonctionnons dans un système de récompense. Pourquoi chacun de nos actes devrait être récompensé d'un échec ou d'une réussite ? Pourquoi devons-nous terminer nos études avec un diplôme ? Vivre en couple avec un enfant ? Avoir un travail pour gagner de l'argent ? Vous me répondrez : parce que c'est la vie. Eh oui, personne n'est né de la dernière pluie ici. Arrêtons les phrases "c'est le jeu ma pauvre Lucette" car j'ignore de toute façon qui est Lucette, et donnons nous la chance d'être juste des êtres humains sans conventions ni normes. Vous pouvez choisir de vivre la vie de famille, la grande vie, la vie de palace ou la vie à la campagne pépère mais les pieds sur la table quand même, peu importe ! Et bravo pour ce choix ! Vouloir remplir des vides avec des choses matérielles nous rend un peu plus féroces encore, comme si nous n'étions pas suffisamment des "bêtes". Alors au lieu de vouloir soit une réussite soit un échec, dites-vous simplement que vous avez essayé et que l'essentiel c'est d'avoir participé. Dixit Jean-Jérôme, pilier de bar et non pas Pierre de Coubertin, qui n'a jamais dit ça comme ça de toute façon.


J'espère que vous avez aimé cette chronique et bon vent à vous. Car dès que le vent soufflera, je repartira et dès que les vents tourneront nous nous en aillerons. Maxime d'un grand chanteur, aussi pilier de bar.

A plus.

Tu gères la fougère

 

Publié dans life, lifestyle, liste, edito

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