L'homme à l'envers - Fred Vargas

Publié le par Madame Tassa

@tassadanslesmyriades

@tassadanslesmyriades

L'homme à l'envers

Fred Vargas

Série Adamsberg 

Résumé : Laisser les loups vivre en liberté dans le Mercantour, c'était une belle idée, dans l'air du temps. Mais ce n'était pas celle des bergers et, quelques mois plus tard, la révolte gronde. Mais est-ce bien un loup qui tue les brebis autour du village de Saint-Victor ? Les superstitions resurgissent, un bruit se propage : ce n'est pas une bête, c'est un loup-garou... Lorsqu'une éleveuse est retrouvée égorgée dans sa bergerie, la rumeur tourne à la psychose. A Paris, le commissaire Adamsberg guette les nouvelles de la Bête du Mercantour Comme des tisons, mon gars, comme des tisons ça fait, les yeux du loup, la nuit. (Source : fnac.com)

Obtenir d'autres livres de la série de Fred Vargas ici.

Si je n'ai jamais lu cet épisode de la série de polars autour du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg c'est parce que son sujet m'effrayait un peu. Les loups du Mercantour. Ma corde sensible pour la cause animale ne désirait pas se sentir écartelée et bouleversée par un tel sujet.

Pourtant en commençant ce très court roman, Fred Vargas démontre qu'elle peut s'emparer d'un sujet fort et difficile, divisant les foules, pour en faire quelque chose comme elle sait si bien le faire, avec sa recette magique : quelque chose entre le roman anthropologique, le roman social, le polar noir et grinçant, cynique et émouvant avec des personnages hauts en couleur toujours aussi touchants et originaux. Tour à tour vous vous retrouverez à vouloir défendre les loups puis les bergers!

En quelques pages nous voilà immergés dans les grandes forêts et dans les hauteurs du parc du Mercantour. Entre la sécheresse et la dureté de la terre, et l'immensité labyrinthique des sentiers forestiers. On suit d'abord deux personnages, Lawrence le Canadien et Camille.

Ce qui est dingue, avec Fred Vargas, c'est qu'elle est une magicienne de l'écriture. A chaque fois que je commence un de ses romans je me sens comme envahie d'une chaleur coutumière. Oui, on a l'impression d'être chez soi avec Fred, on se sent en confiance. Les personnages ont toujours une dimension superbe, chaleureuse et humaine.

Dans 'L'homme à l'envers', un ours grincheux comme Lawrence réussit à nous attendrir, et le portrait de la Suzanne, paysanne indécrottable élevant un bébé noir comme son fils, est plus qu'enthousiasmant.

Et c'est avec ce même souffle à la fois humaniste, et questionnant l'homme et sa nature bestiale, que Fred Vargas nous entraîne dans un polar agréable aux nombreux rebondissements. Adamsberg est encore là, en personnage rassurant et rationnel (ou presque), réfléchissant avec sa propre logique.

Les dialogues fusent avec intelligence. Malgré tout, l'enquête reste assez banale et très brève. J'ai tout de suite deviné la fin (ce qui, croyez moi, n'arrive jamais dans un Fred Vargas!). Il n'en reste pas moins que Fred Vargas a encore réussi à me rendre accro à son écriture. Je n'ai pas lâché ce livre et l'ai lu en 2 jours.

Note : Style 5/5 Originalité 3.5/5 Intrigue 3.5/5 Émotions 4/5 = 16/20

Vous aimeriez également :

Publié dans romans, bookstagram

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article