Les talons rouges - Antoine de Baecque

Publié le par Madame Tassa

@tassadanslesmyriades

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Les talons rouges 

Antoine de Baecque

Résumé : Juin 1789, l’Ancien Monde bascule. Les Villemort forment une longue lignée d’aristocrates, un clan soudé par l’idée ancestrale de leur sang pur, un sang dont précisément cette famille se délecte. Les Villemort, ces «  talons rouges  », sont aussi des vampires. Deux d’entre eux veulent renoncer au sang de la race pour se fondre dans la communauté des égaux. Ils sont les héros de ce roman oscillant entre le fantastique et le réel des journées révolutionnaires. Voici William, l’oncle revenu d’Amérique, qui a pris là-bas le goût de la liberté et épouse la cause des esclaves affranchis, s’entourant d’une garde couleur ébène. Voici Louis, le neveu exalté, beau, précipité dans l’action révolutionnaire, épris de Marie de Méricourt jusqu’à lui donner la vie éternelle. Comment échapper à la malédiction venue du fond des âges  ?  (Source Editeur Stock)

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Je remercie Netgalley et les éditions Stock.

Je m'attèle enfin à l'écriture de cette chronique de la rentrée littéraire de septembre 2017... en demi-teinte.

Certes il y a une superbe maîtrise de la langue française dans cet ouvrage d'Antoine de Baecque, certes l'univers y est original et décalé, pour autant je n'ai pas été emballée par cette histoire de vampires à l'orée de la Révolution française. Ce fut une déception.

Le roman commence avec la peinture d'une famille aristocrate, les Villemort. Et ils portent bien leur nom. Ils sont sinistres à souhait, clichés du vampire. Mais après tout, quest-ce qu'un vampire si ce n'est une créature qui vit la nuit, se nourrit de sang humain et serait immortelle...? Ce sont eux les "talons rouges", les sangs purs, les vrais, les durs, là aussi un imaginaire déjà vu dans la littérature plutôt "Young adult" au service d'une fiction historique comme un opéra rock revisiterait la Révolution de façon ludique et métaphorique (ah tiens, ça existe !).

Et ici, c'est un livre cultivé et intellectualisé que nous livre l'auteur. On sent comme un peu trop d'arrogance dans l'écriture, quelque chose de froid et distant sans chaleur humaine, alors même que nous sommes invités à festoyer auprès des talons rouges lors du Grand banquet familial. Et puis soudain surgissent les désaccords et les traditionnelles chamailleries de famille. Ah cet oncle un peu trop grande gueule qu'on préférerait voir ailleurs... eh bien le voici, c'est William, revenu d'Amérique, épris des grands discours universalistes sur l'indépendance et l'autonomie des peuples, la liberté et l'égalité. Le voici qui, avec son neveu Louis, se faufilent vers l'horizon des peuples égaux. Le "bas peuple" selon les aristocrates Villemort. C'est là peut être la seule et unique raison de lire ce roman et de s'en réjouir. L'histoire d'amour est ennuyeuse même si Louis est beau comme Edward Cullen dans Twilight et que l'espoir de jours meilleurs le traverse... oui, je me suis ennuyée.

En effet, je me suis sentie noyée au milieu d'un vocabulaire élaboré, trop élevé mais stérile, des phrases trop chargées. Je devais relire chaque paragraphe car je décrochais de ma lecture à chaque fois.

Néanmoins on ne peut questionner le talent de l'auteur à retranscrire une période complexe et charnière de façon originale et ambitieuse. Trop ambitieuse peut-être. Le talon rouge devient talon d'Achille.

Note : Originalité 4/5 Style 3.5/5 Intrigue 3/5 Émotions 3/5 = 13.5/20

Lien affilié : Les Talons rouges

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