La Chorale des Dames de Chilbury - Jennifer Ryan

Publié le par Madame Tassa

@tassadanslesmyriades

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Résumé :

1940. Un paisible village anglais voit partir ses hommes au front. Restées seules, les femmes affrontent une autre bataille : sauver la chorale locale pour défier la guerre en chantant. Autour de Miss Primrose Trent, charismatique professeur de chant, se rassemble toute une communauté de femmes, saisie dans cet étrange moment de liberté : Mrs. Tilling, une veuve timide ; Venetia, la « tombeuse » du village ; Silvie, une jeune réfugiée juive; Edwina, une sage-femme  qui cherche à fuir un passé sordide. Potins, jalousies, peurs, amours secrètes… Entre rires et larmes, Jennifer Ryan, s’inspirant des récits de sa grand-mère qui a vécu le conflit depuis un petit village du Kent, sonde les âmes de ce chœur que vous n’êtes pas près d’oublier.

 

Un petit bijou d’intelligence et d’esprit typiquement british, dans la lignée du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates et de La dernière conquête du major Pettigrew.

(Source : http://www.albin-michel.fr/ouvrages/la-chorale-des-dames-de-chilbury-9782226325969)

Merci Albin Michel pour cette lecture !

A la lecture de la Chorale des Dames de Chilbury j'ai immédiatement ressenti la même chose qu'à la lecture du Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, un sentiment à la fois enthousiaste, car l'écriture de Jennifer Ryan nous emporte dans une histoire intime, familiale et familière, résolument féminine, avec une pincée d'humour et de drame comme il faut, et en même temps, ce ton léger nous entraîne dans les arcanes d'une guerre difficile, où les enjeux paraissent lointains dans ce petit village de Chilbury, mais lorsque vos enfants vont à la guerre et ne reviennent pas tous, alors, oui, finalement la guerre vous touche.

J'ai apprécié le ton de la confidence qu'emprunte l'auteure. Même si cette apparente légèreté cache des sujets et des personnages assez obscurs, j'ai apprécié Mrs Tilling, la véritable héroïne de ce roman "chorale", un personnage très Jane Austen-ien, j'ai été émue aux larmes par l'histoire de la petite Silvie, juive ayant fui son pays et laissé sa famille derrière elle, résolue à s'intégrer discrètement dans la famille qui l'accueille,  j'ai aimé détester Venetia, la séductrice, et son amant étranger, son père, un détestable aristocrate désargenté, et entre autres la sage femme, la cheffe de chorale Miss Primrose, ...

J'ai aimé les changements dans la narration, ces potins, ces airs de jalousies, les tensions comme dans un bon feuilleton britannique. En refermant ce roman je me suis sentie chez moi à Chilbury, un village à reconstruire. La musique est très présente et vous entendrez les chants et le goût pour les cantiques de cette petite troupe de femmes pas comme les autres. 

Chacune va apprendre dans la guerre l'humilité, la modestie, la tolérance et l'acceptation. 

Je vous recommande cette histoire chaleureuse, en grande amatrice des séries historiques du style Downton Abbey, avec ce grain d'humour so british, si particulier, cette odeur de vieilles pierres, les cadavres dans le placard et de choses cachées sous les lattes du parquet.

 

Publié dans romans, bookstagram

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