Le soleil des rebelles - Luca Du Fulvio

Publié le par Madame Tassa

@tassadanslesmyriades

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Résumé :

«-Un jour, ma mère et le vieux Raphael parlaient des rebelles. Ils ont dit que c’était des hommes qui trouvaient le soleil la nuit. Mikael fronça les sourcils. – Qu’est-ce que ça veut dire ? – J’en sais rien, répondit Eloisa en haussant les épaules. »

Après LE GANG DES RÊVES et LES ENFANTS DE VENISE, le nouveau LUCA DI FULVIO. Traduit de l’italien par Françoise Brun

(Source : https://www.slatkine.com/fr/slatkine-cie/70442-book-0744048-9782889440481.html)

Merci aux éditions Slatkine & Cie

Une mécanique bien rodée...

Il faut dire que ce roman était attendu. Toute la blogosphère était sur les rotules. Trois, deux, un! Partez ! C'est toujours le nombre de pages (plus de 600) qui rebute un peu. Et puis une fois le premier chapitre lu, voilà, c'était fini, j'avais fondu. C'est en lectrice fanatique et avide que je lis Luca Di Fulvio depuis Les Enfants de Venise. Ici encore le titre semble rappeler un récit du même genre. C'est en effet à la fois une grande saga historique, un roman tenant du chevaleresque médiéval et du roman initiatique à la Robin Hobb (La magie en moins, même si l'auteur joue avec les codes d'une époque où l'on croyait volontiers aux sorcières).

La première partie du roman est extraordinaire : haletante, bouleversante, émouvante, effrayante, d'une violence inouïe. Ne prêtez pas ce roman sans prévenir les futurs lecteurs : âmes sensibles s'abstenir. Je suis une âme sensible et j'ai toujours du mal à me remettre de chaque chapitre bien gore, décrivant la perversité de méchants sans coeur et sans pitié.

A l'évidence, Luca Du Fulvio reprend les mêmes ingrédients, secoue un peu la bouteille et voilà : la potion qui en résulte est magique car on est pendu à sa plume. Les rebondissements sont incessants à la manière d'une série HBO (Game of Thrones) ou Netflix (dans l'outrance du cliffhanger).

En suivant les aventures du jeune prince sauvé par deux bonnes âmes (une mère et sa fille), on est bouleversé par les situations désespérées de ce dernier. De son amitié avec un rat, de son amour pour Eloisa, de son initiation incroyablement bien écrite avec le vieil homme Raphaël, de son courage inébranlable face à la cruauté délibérée du pire méchant de tous les temps qui tua toute sa famille dans un bain de sang : vous en ressortirez essoufflés et épuisés !

Je n'en pouvais plus au bout de 400 pages. J'étais aussi assez dégoûtée par les scènes de violence (viol, inceste, exécutions sommaires...). Bref. J'ai adoré le début. J'ai détesté le milieu et la fin. Et surtout j'ai été soulagée par la fin (oui je spoile un peu mais c'est pour votre bien).

Cela vaut-il le coup de lire un tel pavé ? Certainement si vous êtes fan du genre. Non si vous n'aimez pas les romans gores et trop réalistes. Il faut parfois ne pas oublier que c'est de la fiction... se déroulant au XVe siècle, l'auteur nous dépeint une horrible époque : pleine de boue, de crasse, de gens idiots et méchants, de riches assoiffés d'argent, de cons assoiffés d'ambitions... Mais aussi de "chevaliers" rebelles assoiffés de haine et de courage, pour restaurer la liberté.

J'ai trouvé Les Enfants de Venise plus subtile et moins lourd, plus vraisemblable et moins violent. Mais ça n'est que mon humble avis.

 Et vous ?

Publié dans bookstagram, romans

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