Nous avant tout le reste - Victoria Redel

Publié le par Madame Tassa

@tassadanslesmyriades

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Résumé : Sur cette photo, ce sont elles avant tout le reste. Elles ? Cinq amies d'enfance réunies pour quelques jours dans la maison d'Anna en plein Massachusetts. Tout le reste ? C'est ce quelles ont traversé, chacune, parfois ensemble, des quatre centre coups de l'adolescence jusqu'aux femmes qu'elles sont devenues, c'est-à-dire la vie et son cortège de mariages, séparations, enfants, drames et joies. (...) Une très belle ode à l'amitié. (Source : éditeur Flammarion)

Encensé par Siri Hustvedt et par Michael Cunningham, ce roman est véritablement et inévitablement une réussite. Cela parle avant tout d'amitié et d'amour, de résilience et d'acceptation. Ce roman est chargé d'un parfum de nostalgie, du vernis du passé qui craquelle, de l'équilibre instable lorsque les âmes chancellent. L'amitié, ça s'entretient ? Anna va mourir. Cela fait longtemps que tout le monde le sait. Et chacun tente de lui rendre une vie plus heureuse.

C'est d'abord dans l'écriture que ce roman se détache des autres. Il est fait de fragments et de bribes. De morceaux de vies. Le format du livre est donc très intéressant car cet amoncellement de souvenirs des uns et des autres, de Helen, d'Anna, de Ming, ou de Molly..., rend la lecture très agréable, comme un papillonnement à droite à gauche, un cheminement de pensées éparses qui converge toujours vers l'inéluctable. 

La plume de Victoria Redel est très sensible et émouvante. Elle touche sans amener les larmes. Elle émeut sans entrer dans le pathos. Malgré tout c'est un roman sur la fin de vie, alors vous serez prévenus. Avec pudeur et lenteur, l'auteure parvient à conférer à son ouvrage une touche personnelle que pourtant je trouve, ressemble beaucoup à Michael Cunningham qui trouve d'ailleurs ce livre éblouissant.

Les jours passent, les mois passent, les souvenirs passent, et les amitiés ne sont ébranlées que par le cours habituel des vies des gens : les bonheurs, les malheurs, rien n'épargne personne. Tout le monde vit son lot d'horreurs et de joies.

C'est donc avec beaucoup de tendresse que j'ai quitté les cinq amies, Anna, véritable leader et boute-en-train, Helen, la plus proche - peut être- l'artiste, pragmatique, Ming et son combat pour sa fille Lily,... et puis Reuben le mari qui n'est plus le mari mais qui reste, résolu à tenir la main de son ex-femme jusqu'à la fin, parce que de toute façon, se séparer était une mauvaise idée.

Même si j'ai eu un peu de mal à finir ce roman, drôle de récit fragmenté, je l'ai bien aimé.

Un roman de femmes par une femme. Juste et beau. 

 

Publié dans romans, bookstagram

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