La Fille du fermier - Jim Harrison

Publié le par Madame Tassa

@tassadanslesmyriades

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Résumé :

Dans ce texte âpre, "Big Jim" nous emmène dans un Montana aussi beau qu'hostile et livre un portrait féminin subtil, non sans échos avec son majestueux Dalva : celui d'une jeune fille meurtrie, aussi blessée qu'en quête de vengeance... "Sarah cria : "Putain de Dieu !", puis elle s'élança à toute vitesse sur un sentier pentu qui grimpait le long de la montagne jusqu'à ce qu'elle soit certaine que sa blessure allait éclater et qu'elle en aurait fini avec elle". (Source : éditeur)

🌸🍃 Un roman qui insiste sur la fatalité ? ! Le destin est il inéluctable?

Grâce à Aurore @papiercrepon j"ai découvert cette nouvelle de Jim Harrison. Aaah ce bon vieux Jim. Que dire à part que le dernier roman que j'ai lu de lui m'avait beaucoup déçu car il était trop tordu pour moi.

Pourtant j'admire son écriture. Et ici, il n'y a pas de meilleur auteur que lui pour décrire les vastes étendues américaines du Montana (bien sûr!) et la solitude de ses habitants. Il n'est pas meilleur que dans une nouvelle courte et intense, qui grossit de suspense à longueur de pages parce qu'on suit une jeune fille dont l'innocence manque d'être brisée à chaque page.

La famille totalement dysfonctionnelle de l'héroïne nous laisse présager le pire avenir pour la jeune fille. Elle devra faire face à l'adversité plus d'une fois dans cette nouvelle, aux accents étrangement désillusionnés.

Pour autant, ça n'est pas une nouvelle extrêmement sombre. Elle est très bien écrite, les personnages sont vifs et présents, parfois pleins de chaleur et aussi de méchanceté.
C'est une histoire violente que raconte cette nouvelle (et je ne vous dis pas de quel acte de violence il s'agit mais préparez-vous).

Les écrivains Américains excellent dans la Nouvelle Américaine qui respire de ce roman qui s'articule entre western, roman initiatique, "nature writing", roman familial et roman social. Vous apercevrez la vision concise et cynique de Jim Harrison sur l'être humain qu'il prend comme un prédateur avant tout.

La bestialité qui se dégage de ce roman, de l'héroïne étendue nue sur un rocher, au père qui ressemble à un ours mal léché, vous en ressortirez un peu bouleversés. Comme moi.
A lire !!


•Nouvelle lue dans le cadre de #maiennouvelles de @hopsouslacouette et @flyibgelectra
 

Publié dans romans, Nouvelles, bookstagram

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