Nosaka aime les chats - Nosaka Akiyuki

Publié le par Madame Tassa

@tassadanslesmyriades

@tassadanslesmyriades

"Nosaka aime les chats" de Nosaka Akiyuki chez Philippe Picquier éditeur, traduit par Jacques Lalloz

Résumé : Nosaka illustre et décrit ses chats et son chien. 


Un petit coup de coeur à croquer !


En moins de 200 pages, l'auteur parvient à nous expliquer comment il a été amené à aimer les chats alors qu'il les ignorait littéralement. Il fait la rencontre de plusieurs chats et chiens qu'il a adoptés et il nous parle de ses coups de foudre avec les chats Himalayens Anju, Charly, Dada le "security dog", Neige, Zizi la chienne Husky, Rôbâ la vieille noiraude, Midori, Coco la gâteuse, etc.

Au-delà d'une simple chronique cocasse, drôle, un peu légère et très mignonne d'un propriétaire de chats et de chien, Nosaka réussit à décrire le Japon et sa société humaine qui se reflète alors dans la vie de ses animaux de compagnie. Ainsi les hommes de petite taille aiment se promener avec de grands chiens, une ancienne ville à l'activité houillère a été envahie par les chats, restés à la maison. La manière de décrire la vie des chats, leur façon d'être, de se nourrir, de paresser ou de s'adapter à l'homme sont savoureusement rédigées par Nosaka, sans fioritures et avec une sorte de candeur et de vérité d'observateur (odeurs désagréables, nourriture dégueu et détritus, maladies, blessures, cancers, démence et euthanasie ...!).

L'histoire de Zizi la chienne husky est drôle et émouvante et son portrait s'étale tout au long du roman, rendant l'image du chien encore plus sympathique que celle des chats. Pourtant Zizi ne peut évoluer sans ses maîtres et pas non plus sans les chats de la maison.

Le Japon s'illustre sous une image inédite à la fois féline et canine et Nosaka tente de raconter pourquoi avoir un chat semble plus passionnant que d'avoir un chien et il veut casser l'image de chats "arrogants" et "indifférents". À travers chaque description des chats, on y trouve une métaphore de la vie humaine.

Sorte de récit social et chronique vétérinaire sur tout un tas d'autres animaux finalement (les chiens, les corvidés, ...), ce récit à l'allure documentaire n'est pas un roman. Je l'ai beaucoup apprécié pour tous ses parallèles tracés entre chats/chiens et hommes, ses portraits de "propriétaires" d'animaux (et donc de l'auteur lui même !) et des liens qui les unissent, même si les différences tranchées qu'il trouve entre chats et chiens me tracassent un peu, c'est très enthousiasmant et assez jouissif. Lui-même avoue qu'un tel journal ne peut être écrit sans un parti pris ! J'ai en tout cas beaucoup ri !

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article