La Vie secrète d'Elena Faber - Jilian Cantor (The Lost Letter)

Publié le par Madame Tassa

@tassadanslesmyriades

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Résumé : "La vie secrète d'Elena Faber" de Jilian Cantor : Autriche 1938, chez les Faber, le père est maître graveur, il crée des timbres. Son apprenti, Kristoff, tombe à amoureux de la fille de son patron dans un contexte de guerre et d'arrestations des Juifs. En parallèle, en 1989 à Los Angeles, Katie fait la découverte de timbres restés dans les trésors de famille. De mystérieuses lettres vont l'embarquer de découvertes en révélations.

Merci À Preludes Éditions pour cette lecture.

Adeptes de romans à mystères, mélangeant faits historiques et romance, vous pourriez adorer ce roman de Jilian Cantor dont la plume douce et tendre vous plonge directement au coeur du chaos.

La force du roman, poignant et sombre parfois, c'est qu'il alterne ces deux époques. On ressent la nécessité de l'auteur de se faire conteuse en 1938, sans établir de véritable lien avec les parties contemporaines, mais en donnant une profondeur et une épaisseur à l'histoire. Tandis que dans les parties se déroulant en 1989, Jilian Cantor fait appel à la mémoire des personnages, avec des dialogues et des témoignages émouvants. Ainsi le roman se propose d'être à la fois comme un feuilleton et un roman à intrigues. Pourtant l'auteur aurait pu faire le choix de ne garder que l'aspect historique via les témoignages indirects racontés dans les lettres ou directs, rapportés par la grand-mère. Ce choix étant fait, il faut sans cesse faire l'aller retour entre les époques.

J'ai préféré les moments de l'enquête qui se passent en 1989. Une année marquée par le passé  dramatique de la Seconde Guerre Mondiale. Confrontée à la mémoire de sa grand-mère, tandis que son propre père est atteint d'Alzheimer, devant faire face à la brutalité d'une vérité historique bouleversante et tragique, dans une vie plutôt banale finalement, malgré les amours contrariés, Katie est un personnage auquel on s'attache immédiatement. Et ses investigations avec Benjamin sont passionnantes.

Les femmes de ce roman sont fortes et courageuses. L'intensité et le rythme ne faiblissent que vers la fin du roman, pourtant si bien écrit et tournant autour d'une histoire d'amour vibrante et des timbres mystérieux, dont la symbolique forte est chargée des symboles du passé et lourds de sens. 

C'est une ode à la mémoire. Un questionnement sur le passé, la force des témoignages, des lettres d'antan, la puissance des silences, des non-dits et des secrets.

Moins drôle et cocasse que La Chorale des Dames de Chilbury mais tout aussi romancé et déchirant que Le Dernier des nôtres d'Adelaide de Clermont Tonnerre, si vous aimez cette période trouble, FONCEZ.

Je suis sûre qu'il vous plaira !

 

Publié dans romans, bookstagram

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