Écran Lyrique d'Olivier Souillard (poésie et cinéma !)

Publié le par Madame Tassa

Écran Lyrique

Écran Lyrique

Après chaque film visionné dans une salle obscure,
j’écris un poème instantanément. Fasciné par la dimension
lyrique du cinéma et de la poésie, j’ai voulu créer une
collision entre ces deux disciplines artistiques.
Je ne laisse jamais s’écouler plus d’une heure entre la fin
de la projection et l’écriture. Je souhaite saisir à chaud
l’atmosphère particulière du film, quand l’émotion perçue à
l’écran est encore palpable. Je peux ainsi la « jeter » sur le
papier. Intimement imprégné par l’histoire, transporté par
l’expérience visuelle vécue dans l’obscurité, je suis habité
par la passion du cinéma. Il y a chez moi une furieuse envie
de rester à l’intérieur du film pour retarder le retour brutal
à la réalité.

Écran Lyrique d'Olivier Souillard

Merci à l'auteur de m'avoir partagé ce livre !
 

J'ai lu "Écran Lyrique" d'Olivier Souillard. Il m'a contactée dernièrement pour que je lise son recueil et j'ai accepté ! Ah si seulement je pouvais recevoir plus de #poésie en service presse. Ce serait le pied. Parce que franchement, c'est mon dada.

Olivier Souillard propose la relecture de films souvent devenus cultes ou de films d'art et d'essai via de courts poèmes qu'il rédige au sortir de la salle noire. Il s'imprègne, il s'immerge corps et âme et il en ressort quelque chose de brut mais de vrai. Parfois il décrit les ombres furtives, les mouvements, les hésitations, les doutes des personnages, parfois leurs colères, leurs amours, parfois juste une superposition d'images, un brusque geste du caméraman, une envie d'avancer, un élan, un regard.

Ce que j'ai le plus apprécié de ce recueil c'est qu'il m'a ramenée à mes amours premières : la poésie et le cinéma. Et j'ai eu envie de regarder de nouveau ces chefs d'oeuvre ou ces petits films qui passent inaperçus et dont personne ne parle. J'ai eu envie de voir Seule sur la plage de Hong Sang-soo, de revoir le noir et blanc si profond d'Anton Corbijn et son travail photographique, la caméra frénétique de Jim Jarmusch, la folie extravagante et si moderne de Federico Fellini, la beauté romantique de Wong kar-wai, la naïveté intelligente d'Agnès Varda et ses documentaires-fictions, le génie du suspense et du soupçon d'Alfred Hitchcock, le mysticisme profond de Terrence Malick, la vision si particulière d'Akira Kurosawa, les rêves éveillés et phantasmes de Woody Allen, ...

En bref, ce recueil n'est fait que de très courts poèmes, en vers libres, parfois se rapprochant de la prose, et captant la sensibilité de la lumière sur la pellicule, des zones d'ombres, des moments forts d'un film. Il nous rappelle à quel point le cinéma est affaire de sens et que la poésie l'est aussi. Plutôt que de sacrifier l'immédiateté à la postérité, Olivier Souillard choisit les deux. Il écrit pour se souvenir de quelque chose de fugace. Et pas de longues chroniques insipides sur un blog, non. Juste des poèmes. Des mots pour souligner les images.

Je le conseille donc à 100%. A tous les cinéphiles, à ceux qui aiment la poésie. A tous.

Vous pouvez le commander directement en librairie ou le commander via ce lien : http://www.edilivre.com/ecran-lyrique-29fac9d3d9.html/

 

Écran Lyrique image fournie par l'auteur

Écran Lyrique image fournie par l'auteur

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