La cité des mots - Alberto Manguel

Publié le par Madame Tassa

@tassadanslesmyriades

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"La Cité des mots" (The City of Words) 

Alberto Manguel

H E L L O 🌲

IN ENGLISH : 

I really enjoyed reading this book. It's a compound of several lectures given by Manguel. I like the way the author shows his amazing and infinite knowledge on literature and many other disciplines to make connections and bonds between words and the order of the world. How would society rely on words to become a better society ? He uses famous myths and legends to underline his main arguments. To be read. (150 p.)

Résumé éditeur : Actes Sud ou Babel

Dans cette série de conférences prononcées en 2007 à Toronto dans le cadre des Massey Lectures, tribune annuellement offerte à des penseurs contemporains pour traiter des grandes questions de notre temps, Alberto Manguel, dressant de fascinants parallèles entre les réalités individuelles et politiques du monde actuel et celles que, de tout temps, ont pris en charge le mythe, la légende et le récit, propose de prêter attention, plutôt qu'au discours d'autorités prétendument "compétentes", à ce qu'ont à nous dire, sur la manière de bâtir une société, les visionnaires - poètes, romanciers, essaystes ou cinéastes - dont les oeuvres, parce qu'elles acceptent d'assumer l'humain dans toute sa complexité, montrent la voie de l'ouverture sur laquelle peut se fonder une communauté plus juste et plus durable. Actes Sud. (Babelio)

Mon avis :

J'ai beaucoup apprécié cet essai, un recueil d'A. Manguel, de conférences qu'il a données à Toronto. On y retrouve sa très grande érudition, que ce soit dans le domaine littéraire mais plus largement dans la culture ou les sciences.

Le sujet : comment bâtir une société meilleure ? Et comment la littérature et les mots peuvent-ils y aider ? Il utilise pour étayer ses arguments, des mythes et des légendes bien connus, ce qui fait que je ne me suis pas sentie exclue ni ignarde. En effet, tout le monde connaît le mythe de Cassandre, de sa malédiction, ou la cité utopique de Platon. Il parle d'imagination, de réalité, de poésie, de "makers".

Et qui ne connaît pas le mythe des tablettes de Gilgamesh ? Il raconte l'amitié entre Enkidu le sauvage et Gilgamesh le roi exubérant pour exprimer fort justement que toute chose est "deux", double (Doppelgänger), qu'on existe par les mots et leur expression n'a de sens que par la présence de l'Autre, l'étranger, de l'ami ou l'ennemi ou le contraire de nous-mêmes. Il parle de Mr Jekyll et Mr Hyde, de l'amitié de Montaigne avec La Boétie.

Puis il déroule le mythe de Babel et la pensée de Kafka pour les déconstruire et comprendre comment les mots peuvent nous diviser. Il conclut que la solution contre les conflits est l'inclusion et la mémoire du passé.

Enfin, il parle de l'opposition "lettres" VS "les armes", dont parle Cervantès dans Don Quichotte. Il questionne les rapports de domination et de pouvoir à travers Virgile, Dante, la dystopie et l'Histoire.

Chaque lecteur crée sa propre vision des livres par leur interprétation diverse. Les histoires nous disent qui nous sommes et serons.

 

Publié dans bookstagram, histoire, Essais

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