Edito 02.11.13 In good company

Publié le

In good company

In good company

Critique de "Ma vie, mes douleurs et moi" de Tassanie All

si des personnes ressemblent à de véritables personnes, ce n'est que pure coïncidence. (moi)

J'ai commencé à paniquer. Je savais ce que j'avais à faire. D'abord, bouger les pieds, ensuite, s'étirer les jambes,  ressentir la douleur qui s'élance dans les genoux. Puis, serrer les fesses, arquer le dos, se cambrer, chercher les points de douleurs avec ses mains froides en tâtonnant la colonne vertébrale. Chercher la chaleur. Allumer la couverture chauffante. Bouger un doigt, puis deux,  puis trois. Avoir tellement mal aux mains, aux poignets et aux bras... Ne pas pouvoir attraper ses médicaments et son verre d'eau. Se redresser lentement. Laisser une larme couler le long de sa joue. Une larme de désespoir. Je ne peux pas me regarder dans un miroir quand tant de douleurs percutent mon corps, le tuent à petit feu. Je ne me lève pas. J'ai trop mal. Je vérifie mes messages sur mon téléphone mobile, je sais que ça fait débile mais on se rattache à des choses virtuelles, quand les choses s'emballent. Le coeur ne suit pas. Il s'arrête, repart. Il bat de plus belle, et de cette énergie je m'empare. La douleur détale à petites foulées.

Je choisis ma destination. Celle du jour. Le plat du jour. D'abord l'entrée, élever le lit électrique jusqu'à me tenir assise, ensuite le plat de résistance, je relève les couvertures,  tellement lourdes que j'en souffre à en pleurer. Puis le dessert, je laisse pendre mes jambes et mes pieds à l'air, hors du lit. Le sang flue et reflue. Je sacrifie ma dignité en restant assise à pleurer, au lieu d'agir je préfère m'apitoyer.

J'enfile mes chaussons, assise toujours, j'enfile ma veste, pour me réchauffer. J'ai froid, je frissonne. Je ressens l'humidité et les relents de l'automne.

Je hais la solitude du matin comme je hais qu'on m'y dérange. Je veux ma place au soleil, du sable, juste un grain,  je veux que tout change. Je ne veux pas mourir et je le voudrais parfois. Je sens le malheur de mes parents et de leurs enfants; mon frère, ma soeur. Personne n'est heureux. Je voudrais être une fée invisible qui transforme les destins et exauce leurs voeux: invincibles, avec des étoiles dans les yeux.

Je cherche à être seule,  je crie sur l'un,  hurle sur l'autre. Je cherche des excuses, je cherche mon chemin. Je suis désolée mais je ne suis pas désolée. Je hais.

Un cri sort de ma bouche.  Je ne peux le retenir.

"J'EN AI MARRE ÇA FAIT CHIER! !"

Je frappe mon coussin,  encore et encore. J'enfouie ma tête dans l'oreiller,  je rumine. J'avale un doliprane, un anti inflammatoire et bien d'autres pilules. Les couleurs me dégoûtent. L'eau m'écoeure. Je prends ma température, ce n'est plus au mercure c'est à l'électricité. Bip. 39.

Je sors de mon état psychotique et douloureux. Je souris en m'apercevant de la présence de mon chat. Je pleure quand il n'est pas là et qu'à la place je vois cette foutue fenêtre à l'appartement. Cette fenêtre,  son rebord. Ce vide. Je sens l'odeur de cigarette. La bougie. Les allumettes. Je voulais partir. Je m'en excuse. Peut-être mon destin est-il d'être artiste. Plutôt que d'être triste. Je vous aime, vous. Un point c'est tout.

T.A.

--------^^---''''''''---------

Je regarde Homeland la série TV en même temps que j'écris. J'adore cette série. Elle a tout ce que je ressens. Psychotic. Solitude. Love. Family. Harm. Pain. Concealment. Doubts. Reality. Confidence. Lies. Death. Life. Et Claire Danes, séduisante, j'en redemande.

Note 18/20

Homeland

Homeland

Publié dans edito, télévision, geek

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article