Edito 10.11.13: Poème Ô Morte Vie

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Ô Morte Vie

Ô Misérable Vie! ce que tu nous donnes tu veux le reprendre !

Mais toujours, hélas !, avec cruauté, tu fais souffrir, tu te fais attendre.

Dans la douleur siège le péché originel.

Oui, j'ai cueilli la Pomme du savoir.

Toi, fantôme encensé, Faucheuse dans l’Éternel, tu m'as montré un miroir.

J'ai vu dans mon passé qu'on ne m'aimait pas pour ce que j'étais, et cependant pour ce j'allais devenir.

Auprès de toi l'existence amère est aussi dure que dans les tableaux des peintres: ils voient le Chaos et le détruisent.

Si tu n'es pas parfait, adieu! la Liberté, l'Amour, la Compassion. Reste de la Pitié.

Langoureuse blessure.

Sur ta faucille, Mort, je vois le sang des autres, que tu n'as pas non plus épargnés de tes tortures.

Lentement, avec dégoût, tu tues l'être vivant, l'éviscères, lui fait vivre un avant-goût de l'Enfer de Dante.

Tu imposes la douleur, la souffrance et le malheur, la maladie et le deuil, à chacun des êtres que tu enfantes.

Aucune rédemption n'existe, je n'y crois pas.

C'est par la force de l'esprit, le mien, que s'écrira la suite de mon histoire.

Ô Morte Vie! Dégage de ma vue, laisse ta face dégoulinante de larmes pourrir mais je garderai le miroir.

Pour exterminer le Mal que tu as fait naître dans mon cœur, éteindre cette douleur, et ne jamais te revoir.

T.A. ( Tous droits réservés )

Grèce T.A.

Grèce T.A.

Publié dans poésie, edito

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