Le Cri de Laurent Graff

Publié le par Madame Tassanie

Le Cri de Laurent Graff
Critique de "Le Cri" de Laurent Graff

En résumé ... En réutilisant l'image du tableau du "Cri" de Munch, un tableau angoissant et terrifiant, Graff écrit un roman surréaliste sur un monde trop bruyant et exaspérant pour son héros.

Du bruit.

C'est surtout une histoire de bruits qui dérangent. À une barrière de péage (bruits de voitures sans cesse en va et vient), seul dans sa cabine vitrée, le héros ou anti héros voit passer les automobilistes de moins en moins nombreux. Il se sent protégé dans la cabine, protégé des bruits et de la violence du monde, une violence sonore. Sa petite bulle lui permet de rester lucide et attentif aux autres.

Du surréalisme.

Il déjeune avec un gendarme à costume à paillettes, sa radio ne diffuse qu'un seul programme, il tombe sous le charme d'une femme qui rend visite à son mari et à son amant dans le coma à l'hôpital... Des situations ubuesques!!!

Laurent Graff a une écriture simple qui dit tout (ça se verifie dans le nombre de pages). Une économie de mots et donc d'actions, pour mieux cerner le personnage dans l'acte de penser, témoin de la vie dans un lieu de passage (le péage).

L'angoisse

Le tableau de Munch est en lui même une œuvre essentielle dans la compréhension de l'angoisse et de la pression que la société fait peser sur nos d'épaules. Le cri est donc une œuvre majeure dans la bibliographie de Laurent Graff qui nous séduit par le calme et la plénitude de son personnage qui découvre qu'un cri déchire les tympans des autres. Ceux qui ne sont pas protégés par sa cabine vitrée, et qui annonce peut-être l'apocalypse.

Note- fin et apaisant justement 18/20

Publié dans romans

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