Le flûtiste invisible de Philippe Labro

Publié le par Madame Tassanie

Le flûtiste invisible de Philippe Labro

Critique de "Le flûtiste invisible" de Philippe Labro

Un livre qui se lit sur un fil, avec des histoires dont la cohésion s'apprécie au fil des pages jusqu'à la fin.

Éd. Gallimard 17,50€

Encore une autobiographie ?

Philippe Labro a vu le jour dans la ville de Montauban le 27 août 1936. C'est un baroudeur, un voyageur, un "tintin" aventurier, il porte la casquette d'écrivain, de journaliste, (reporter aussi), de cinéaste, et d'homme de radio (RTL, Europe 1...) mais aussi parolier de chanteur français (Johnny Hallyday)! Un C.V. aussi complet, ça n'existe pas partout. Sa légitimité à raconter sa vie est donc là, elle est tellement pleine, mouvementée, émouvante, après "La Traversée" et d'autres encore, Labro se raconte des histoires, qui le raconte lui.

Un magnifique titre

Labro explique que l'image de Flûtiste invisible lui est venue parce qu'il croit au destin. Il croit à cette étoile qui luit pour chacun et qui nous protège qui guide nos vies, nous font vivre des moments de coïncidences incroyables. Il pense qu'un ange gardien (le flûtiste) joue une mélodie qui est inaudible pour l'Homme mais qui nous relie les uns les autres. C'est la clé de ce livre.

Trois histoires

La première commence sur un paquebot en partance pour l'Amerique, un pays dont rêve Labro, un pays dont sa génération a rêvé plus que tout au monde, il y rencontre à son bord, une femme qui va lui faire tourner la tête. Il en sortira déniaisé, comme on dit.

La deuxième histoire débute dans un bistrot où il croise le regard d'un inconnu, l'espace d'un instant, et ce dernier se lève pour lui annoncer qu'il l'a connu, mais dans une situation embarrassante : "Je vous ai eu dans ma ligne de mire en Algérie." Un destin incroyable non?

La dernière histoire est la plus belle pour moi. Labro raconte comment un petit gamin a échappé à Auschwitz. Je ne vous la raconte pas parce que c'est vraiment émouvant.

Ainsi en trois étapes et trois histoires, Labro nous justifie l'existence d'un flûtiste invisible, son "Dieu" à lui.

Note - 18/20

Publié dans romans

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