Self development et Ecrire chaque jour

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Self development et Ecrire chaque jour

Ecrire? Allô quoi? J'y arrive pas.

Ça y est. J'y suis retombée. Retombée dans cette période morose de l'hiver (bientôt) où l'inspiration est difficile à trouver mais surtout où la motivation s'en va à petit feu tandis que la fatigue afflige vos yeux de cernes. Attendez. D'abord quels sont les enjeux pour vous? Peut-être aucun. Pour moi écrire est d'une importance fondamentale. Alors je me suis remise à lire les classiques livres de self development ou de Be Effective ou Changez Votre Vie, Soyez Productifs et Créatifs.  etc. Des titres qui sont tous les mêmes mais qui portent en chacun quelques petits conseils sympathiques à garder pour soi. Quand j'écris et comme je l'ai écrit dans mon premier recueil, j'ai peur.

1. Peur du vide (Writer's block)

L'auteur, l'écrivain, le pigiste, le poète, le freelancer, tous ont peur de la Page Blanche. Pas de panique, il existe trois exercices que je fais pour ne pas se sentir emprisonné,  bloqué, comme en mode "freeze":

a) d'abord vous pouvez prendre n'importe quel support pour écrire,  j'en ai marre des livres qui obligent au papier et au crayon à papier, nous ne sommes plus des lewis Carroll et consorts. L'ordinateur ou le smartphone sont de très bons appareils. (j'utilise mon smartphone là)... Combiner plusieurs supports est aussi une excellente idée. Prenez donc une page (vierge), et jetez des idées, des termes, des notions, des mots, des bouts de phrases... S'il s'agit par exemple d'écrire un commentaire ou un article analytique sur les nanotechnologies, votre cerveau vous guide avec ce qu'il en pense et ce qu'il s'en représente (dangers, risques pour la santé, médicaments, révolution pour les maladies, robots, surveillance, big brother...). Après libre à vous de réorganiser vos idées en organigrammes.

b) La documentation: se documenter n'est pas une honte. Ne pas connaître la date de la bataille d'Azincourt n'est pas être la masse. Il faut être passionné et se plonger dans les moindres détails et ne pas rester dans la surface. Se poser des questions écrites sur un bout de papier et y répondre comme une ligne directrice pour être incollable sur le sujet sur lequel vous allez écrire. Vous écrivez un roman de fiction fantasy, vous pensez que vous n'allez arriver à rien. C'est faux. Se renseigner sur les grands Mythes antiques ou l'époque de la chasse aux sorcières ou sur les armes de chevaliers n'est pas à laisser de côté c'est une source d'inspiration. Regarder un film sur le sujet est aussi intéressant, discuter avec des amis fins connaisseurs, lire des livres... Cependant je déconseille les séries TV, jeux videos et autres mangeurs de temps.

c) Ça ne fonctionne toujours pas? Faites le style Dada. Un écrivain dadaïste se laisse aller. Il prend son stylo et jette n'importe quoi sur le papier. En liste de mots: " Cheval, seringue, sexiste, surhumain, fatigue,  musique,  orange, clémentine, finale, future, jeter, rater..." Ça c'est de l'improvisation! Ça peut débloquer le cerveau. Le cerveau a beaucoup de choses à faire. Il suffit qu'il pense à la to-do list (aux choses à faire) de votre journée,  à vos remords de la journée (j'aurais pu mieux faire), et qu'il ne soit pas habitué à se motiver, et le chemin vers l'inspiration disparaît. Le cerveau est élastique certes mais il faut l'aider. Chaque jour, s'entraîner avec ces trois méthodes; celle qui vous convient.

2) Peur de me laisser entraîner par mes sentiments

Avoir peur de soi et de ses sentiments est normal. Si l'on écrit un roman sur un tueur de sang-froid, et que vous êtes en pleine déprime,  cela va être dur de vous pousser à étoffer son personnage. Cependant les choses vont s'arranger si vous mettez votre écriture en accord avec votre être, vos sentiments:

a) La colère, l'Amour, la Peur, n'ont-elles pas été l'inspiration des plus grands chefs d'oeuvre? Poètes, dramaturges ou romanciers,  tous utilisent parfois ce "petit truc" qu'ils se souviennent avoir vécu eux-mêmes pour rendre leurs personnages uniques et intéressants. Vous souvenez-vous quand vous dessiniez des ronds au lieu de points sur les i lors de votre adolescence,  ou lorsque vous vous endormiez à la messe? Tout est histoire de dosage et de vécu, d'expérience, d'existentialisme.

b) Vous êtes triste et mélancolique parce que votre passé ou votre vie est très difficile. C'est un peu le cas de tous mais chacun différemment. c'est important de cultiver la différence qui est en nous et surtout de la partager car de potentiels lecteurs pourraient s'identifier en vous ou votre personnage ou votre histoire,  poème ou article... Dès qu'une émotion me submerge lié à ma situation de souffrance, j'écris. C'est une façon d'exorciser le mal être, et d'évacuer tout cela et en plus, le bonus: ce sont souvent ces moments là les plus créatifs. Car vous (malheureusement et égoïstement) ne pensez à rien d'autre qu'à votre situation.

c) Enfin, je suggère que vous ne portiez aucune importance aux commentaires des autres qui vous préfèrent plus tristes ou plus gais. Faites comme vous le sentez. Cela peut faire souffrir votre entourage mais pas vos lecteurs qui ne vous connaissent pas personnellement. Soyez vous même. Ça ne sert à rien d'être faux. Mais l'exercice d'imiter l'écriture d'un auteur que vous aimez est aussi très important car il vous apporte l'élasticité nécessaire pour passer du comique au lyrique au dramatique à l'analytique.

Voilà.

Derniers conseils. Travaillez dans le silence. Commencez par vous motiver avec une musique qui bouge. Manger des fruits, légumes, yaourts, buvez de l'eau pas de caféine. Ça coupe toute créativité au delà de 4 tasses. Enfin, faites vous plaisir.

Tassanie All

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XKedranX 22/11/2013 06:30

Merci pr les conseils jecris un roman jespere y arriver